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L’écrivain Pierre Péju au lycée Pierre de Coubertin le vendredi 17 avrilRencontrer un écrivain dont on a d’abord découvert l’oeuvre suscite souvent l’enthousiasme des jeunes lecteurs. Aussi les professeurs de lettres du lycée ont-ils voulu faire vivre une nouvelle fois cette aventure à leurs élèves, et Pierre PEJU, auteur d’essais et de romans dont La petite Chartreuse, Le Rire de l’ogre et Cœur de pierre a quitté sa région grenobloise pour répondre aux questions de plus de deux cents élèves. Le matin, Pierre Péju a affronté vaillamment un vaste public de lycéens : les 2ndes Blanche, Bleue et Bordeaux ainsi que la 1ère L ont pu lui poser toutes les questions qu’a fait naître la lecture des trois romans cités ci-dessus. L’après-midi, ce sont les troisièmes du collège Jean Macé escortés de quelques élèves des collèges République, Jean Monnet, Vauban et Blériot qui l’ont à leur tour rencontré. A l’occasion de cette rencontre, un concours d’écriture a été organisé : après avoir lu un ou des romans de Pierre Péju, tous les élèves ont été invités à écrire une lettre à l’écrivain afin de lui transmettre leurs sentiments et réactions à la lecture de son œuvre. Plus de deux cents élèves ont participé à ce concours, cent dix lycéens et plus de cent collégiens. Cinquante-quatre lettres ont été retenues comme finalistes, trente-deux chez les collégiens, vingt-deux chez les lycéens parmi lesquelles il a de nouveau fallu effectuer un choix. Pour effectuer cette nouvelle sélection, Pierre Péju a été aidé de bonnes volontés d’ici… et d’ailleurs : Ont participé à la sélection des lettres de collégiens
La commission qui a collaboré pour choisir des lettres de lycéens a été constituée de :
Trois prix ont finalement été décernés par niveau, mais Pierre Péju a éprouvé bien des difficultés, des hésitations, voire des scrupules lorsqu’il s’est agi de choisir. Toutefois, comme nous ne pouvions attribuer cinquante-quatre bons d’achat et récompenser ainsi tous les finalistes ( !), l’écrivain a dû effectuer un choix, et dix élèves ont remporté des bons d’achat offerts par le lycée et par le FSE : ils pourront s’offrir de nouveaux livres dans une petite librairie dont une élève a signalé qu’elle lui rappelait celle du personnage principal de La petite Chartreuse, même si elle n’a pas pour nom "Le Verbe être" mais "La Mouette liseuse"... Chez les collégiens : 1er prix : bon d’achat de 35€ obtenu par Océane Evrard du collège Jean Monnet à Coulogne 2ème prix : bon d’achat de 25€ obtenu par Marie Delavier du collège de Coulogne 3ème prix : bon d’achat de 20€ obtenu par Kévin Rouard du collège Jean Macé Chez les lycéens de 2nde : 1er prix : bon d’achat de 30€ obtenu par Julien Wildau de 2nde Blanche 2ème prix : bon d’achat de 20€ obtenu par Anaïs Mattéi de 2nde Bordeaux 3ème prix : bon d’achat de 15€ obtenu par Ségolène Dierricks de 2nde Bordeaux 3ème prix ex aequo : bon d’achat de 15€ obtenu par Amélie Masset de 2nde Bleue Chez les lycéens de 1ère L : 1er prix : bon d’achat de 30€ obtenu par Camille Benedetti 1er prix ex aequo : bon d’achat de 30€ obtenu par Marine Cadet 3ème prix : bon d’achat de 20€ obtenu par Sophie Evrard Voici quelques extraits des lettres finalistes : Plus tard dans la vie de Paul, vous nous le présentez comme un sculpteur hors du commun et très doué. Je peux vous confesser que ses œuvres m’intriguent, à quoi ressemble « Le rire de l’Ogre » ? A un rocher rempli de barbelés ? Peut-être est-ce pour nous montrer que des choses simples peuvent être remplies d’objets pouvant faire le mal, comme les hommes qui peuvent être simples d’apparence et horribles à l’intérieur. Florian Avec la description de la librairie, j’ai reconnu mes propres sensations de lectrice dans une bibliothèque. Vous faites également allusion à un geste que chaque lecteur fait régulièrement, et qui paraît anodin pour celui le faisant souvent. Il s’agit du fait de prendre un livre rangé, en mettant un index sur la tranche et en le faisant basculer en arrière. Quand j’ai découvert ce passage, j’ai immédiatement reconnu un geste banal que j’effectue très régulièrement. Ainsi ai-je été enchantée de la lecture de votre œuvre. Camille Je sais bien que les écrivains ont deux bras, deux jambes et qu’ils s’adonnent à des activités plus ou moins ordinaires. Mais avec toute cette histoire de destin, je me demande : Etes-vous superstitieux ? Je vous imagine parfaitement devant votre boule de cristal avec, pourquoi pas, un troisième oeil au milieu du front. Après tout, un écrivain pour ses lecteurs n’est qu’un nom sur une couverture et ils peuvent imaginer à loisir qui se cache derrière. Louise Votre roman est à mon sens très poignant, car les solitudes des personnages sont liées, se font écho, et la difficulté à exister se ressent partout : Eva qui n’existe pas en tant que fille de sa mère et qui n’existe plus en tant qu’enfant ; Thérèse, qui n’existe pas en tant que mère mais en tant que jeune femme effrayée par les responsabilités et quelque peu déséquilibrée à mon sens ; et Vollard qui n’existe en tant qu’être humain que dans sa librairie, mais celle-ci n’existe plus. Elle porte d’ailleurs un nom révélateur : « Le Verbe Être », si inaccessible pour les personnages. Marine Félicitations à tous les élèves ! Un compte rendu de la rencontre des lycéens avec Pierre Péju sera publié sur le site prochainement. Article écrit par I.Rembotte le 18 avril 2009. Vous avez la possibilité de réagir à cet article. Votre message sera d'abord contrôlé par un modérateur avant publication (les critiques sont possibles, mais les messages non courtois ou mal rédigés (style texto) ne seront pas publiés) Répondre à cet article2 Messages de forum
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