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La route de l’Esclavage

Notre séjour au Bénin n’avait pas qu’un but humanitaire et touristique. Il avait aussi un but pédagogique. Nous en avons pris conscience lorsque nous sommes allés à Ouidah, une ville sur la côte, et chronologiquement l’un des premiers ports du continent Africain.

A partir du XVème siècle et jusqu’en 1848, date de l’abolition de l’esclavage, plusieurs dizaines de millions d’Africains sont passés par ce port, victimes du "commerce triangulaire". Nous avons sillonné leur route, de la place du village où ils étaient échangés contre de la pacotille (pipes, miroirs...) jusqu’à la plage où on les faisait monter dans des barques puis dans des négrières qui les emmenaient loin de leurs terres et de leur famille.

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"la place du village"
"la place du village" a cet endroit jusqu’à 1848 se trouvait un marché peu commun. en effet on n’achetait pas des fruits et légumes mais des êtres humains. La statue au milieu est celui d’un des plus grands esclavagistes.

Sur la plage se dresse maintenant un monument en leur mémoire : la porte du Non Retour.

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"la porte du non retour1"
Cette porte témoigne du passage de dizaines de millions d’Africains par la route de l’esclavage.
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"la porte du non retour2"
Sur la photo précédente, nous étions face à la mer, maintenant nous sommes face à la place du village où les esclaves étaient échangés. Nous les voyons donc de face sur la frise, avec au milieu l’abre de l’Oubli, ou bien l’arbre figurant sur la place du village

Sur la route, nous trouvons une stèle en marbre, nous rappelant qu’à cet endroit se trouvait un gigantesque baobab, "l’arbre de l’oubli" : "les esclaves mâles devaient tourner autour de lui 9 fois, les femmes 7 fois. Ces tours ayant été accomplis, les esclaves étaient censés devenir amnésiques. Ils oubliaient complètement leur passé, leurs origines et leur identité culturelle pour devenir des êtres sans aucune volonté de réagir ou de se rebeller".

La Route de l’Esclavage nous amène aussi à Porto Novo, la capitale du bénin, où se situe le Musée da Silva. Nous voyons la disposition des esclaves dans les négrières, entassés les uns sur les autres, traités pire que du bétail.

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"la disposition des esclaves dans la négrière"
Voilà comment étaient répartis les esclaves dans la cale du bateau : couchés, les bras liés, vivants dans des conditions inhumaines. Nous comprenons aisement pourquoi peu d’esclaves ont mis les pieds à terre en Amérique....

Au XIXème siècle, après l’abolition de l’esclavage, beaucoup d’anciens esclaves sont retournés en Afrique sur la terre de leurs ancêtres, perpétuant ainsi l’héritage afro-brésilien.

Nous retrouvons cet héritage aujourd’hui encore dans le célèbre carnaval de Rio par exemple, qui n’est que "l’extension" de rites africains (vaudous)


Article écrit par B.Morant (TS1) le 7 mars 2005.







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3 Messages de forum

  • > première réponse

    18 mars 2005 08:17, par P.Warnault
    bonjour à tous, ceci est la première réponse à un article... histoire de voir si le système fonctionne bien. N’hésitez pas à donner une opinion, un commentaire ... un article tel que celui-ci mérite des encouragements. vous remarquerez un lien vers l’encyclopédie wikipédia qui vous permet d’en savoir plus sur le Bénin. (revenez quand même sur coubertin.net aprés )

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  • La route de l’Esclavage

    23 mai 2006 01:27, par Ana Lucia

    Bonjour,

    En réalité le retour des anciens esclaves au Bénin commence bien avant l’abolition de l’esclavage au Brésil (1888). Il remonte à 1835, après la révolte des Malês quand un grand nombre d’esclaves ayant participé à la révolte ont comme peine la déportation. Par la suite, des esclaves qui réussisent à acheter leur affranchissement retournent aussi tout au long du XIXe siècle.

    Voir en ligne : http://analuciaraujo.blog.lemonde.fr/

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